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Mardi 22 juillet 2008

Parmi les tags de mon blog il y a le mot musique. Autant ne pas faire mentir les tags, je vous propose un article en rapport avec la musique (Vous pouvez pendant votre lecture démarrer le premier extrait vidéo en bas)

Aujourd'hui, j'aimerai donc vous faire découvrir un instrument méconnu et pourtant présent dans toutes les formations d'orchestre de chambre ou d'orchestre symphonique: l'alto ou violon-alto.

Souvent quand on cherche à expliquer ce que c'est, on dit que " c'est comme un violon, un peu plus gros et un peu plus grave "... Immédiatement la réaction est quasiment toujours la même : " Ha ! c'est comme le Violoncelle "... Erreur !...  L'alto ressemble plus au violon qu'au violoncelle comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous.

Il y a juste une légère différence de taille... Et de tessiture... Visuellement, on a d'ailleurs du mal à faire la différence et c'est sans doute pour cela que l'alto reste dans l'ombre de son très populaire petit frère : le violon...

Je parlais d'une différence de tessiture. En effet, l'alto est accordé une quinte en dessous du violon, et un octave au dessus le violoncelle... Pour être plus explicite, vous prenez un violon, vous ôtez sa corde la plus aiguë et vous ajoutez une corde plus grave que la corde la plus grave, vous l'agrandissez d'un rapport 1,2 et vous avez un alto...

Dans un ensemble instrumental, l'alto est également difficile à distinguer à l'écoute. Cela vient de sa tessiture. Placé entre les deux pupitres de violons et les pupitres de basses (violoncelles et contrebasses), il complète  l'harmonie du quintet de corde. On ne l'entend pas mais si on l'enlève, il manque... Le travail de l'alto est un travail souterrain d'importance. On dit  souvent entre altistes que lorsque Mozart travaillait sur ses quatuors à corde avec ses musiciens, il jouait souvent la partie de l'alto. Ceci lui aurait permis d'être au coeur de l'ensemble et de cheviller l'articulation harmonique de ses pièces. Je n'ai malheureusement pas eu confirmation de ça.

Plutôt que de continuer avec des longs discours, je vous propose de découvrir l'instrument joué par l'un de ses grand maître : Yuri Bashmet. Il s'agit, dans ces extraits de concert, de l'andante et du rondo hongroispour alto solo et orchestre de Carl Maria Von Weber.




Andante



Rondo Hongrois

Voilà, dans ces extraits Yuri n'est peut-être pas au sommet de son art, mais cela reste un exceptionnel moment de musique.
Par Edidnac - Publié dans : Musique
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Dimanche 20 juillet 2008
Pour commencer, je vous propose de visionner ce film ("Evidence" en anglais, ou preuve en français) de huit minute environs. Il a été réalisé par Geoffrey Reggio (réalisateur de Koyaansiqatsi). La musique est de Philipp glass. On peut y voir des enfants qui observent quelque chose.

De quoi s'agit-il ? A vous de le découvrir (la réponse est donnée à la fin du film).



Je trouve ce film assez ambivalent... D'abord on sent que l'intention est bien de choquer. Il y a toute une mise en scène, une mise en lumière particulière, jusqu'aux vêtements des enfants qui ne semblent pas dater de l'année où a été tourné le film (1995). D'autre part, on ne sait pas ce qu'il sont en train de regarder: un dessin animé, les informations, un film d'horreur ? Finalement toutes les interprétations sont possibles. Dès lors, quelle est la part de la mise en scène ?  quel est le rôle de la caméra ? Finalement, est-ce réaliste ?

Je crois que ces questions sont légitimes... Il faut dire que je me les suis posées après avoir vu ce film la première fois... J'ai ensuite revu le film, plus tard (quelques mois)... Durant ce second visionnage, je nai pas pu m'empêcher de m'identifier à ces enfants à tel point que je me suis aperçu que je reproduisais des mimiques identiques à celles des enfants, et que je percevais une forme d'angoisse... Il s'est alors produit un jeu subtil de mise en abîme : finalement, qui regardait qui ?

Alors ? La conclusion arrive assez rapidement: le film est efficace. Il provoque bien le sentiment qu'il est censé véhiculer... Donc, il est possible à travers un film, qui ne montre rien de choquant en soit de créer de l'angoisse et un sentiment de malaise... Donc ? Donc, Reggio a peut-êre raison en fait... La télévision peut instiler en nous des sentiments: angoisse, frustration, gaité, tristesse... Alors ? Avant Reggio, d'autres ont dénnocé le petit écran et il est certain que d'autres le feront après... Je crois me souvenir que j'étais tombé sur un sujet en rapport avec la télévision pour la dissertation de mon bac français...C'est dire que le sujet est courru...

Au-delà des poncifs habituels sur la télé, j'aimerai sommettre une interrogation:
Sommes nous capable d'emmagasiner, de supporter et de vivre tout ce que nous voyons à la télévision ? A quoi cela nous sert-il ? 

Plutôt que d'apporter une réponse, je vous propose les queqlues mots que j'ai découverts au détour des pages d'un roman que j'ai lu il y a un an:

(...) Il ne fit pas attendre l'auditoire, et tout en sirotant le vin frais, commença, de sa voix de clerc :
- le 20 juin on a emmené la Baniche Gautherot à l'hôpital !
- Quoi donc qu'elle avait ?
- Une dépression nerveuse qu'ils disent. Faut dire qu'elle s'était fait mettre la télévision l'année dernière...
- La télévision ? Mais quel rapport Gazette ?
- Rapport de cause à effet : En une seule année, dans sa boîte à images, elle a assisté à deux cents grèves, dix-huit révolutions, cinquante-deux coups d'état, vingt-deux tremblements de terre. Elle qu'avait jamais rien vu, elle a pas pu le supporter.
(...)
extrait de: "Le pape des escargots", Henri Vincenot.

Sans doute exagéré, peut-être pas si faux...

Par Edidnac - Publié dans : Réflexions
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Mercredi 16 juillet 2008

(...)Mon second Sud-Ouest n’est pas une région ; c’est seulement une ligne, un trajet vécu. Lorsque, venant de Paris en auto (j’ai fait mille fois ce voyage), je dépasse Angoulême, un signal m’avertit que j’ai franchi le seuil de la maison et que j’entre dans le pays de mon enfance : un bosquet de pins sur le côté, un palmier dans la cour d’une maison, une certaine hauteur des nuages qui donne au terrain la mobilité d’un visage.

Commence alors la grande lumière du Sud-Ouest, noble et subtile tout à la fois ; jamais grise, jamais basse (même lorsque le soleil ne luit pas), c’est une lumière-espace, définie moins par les couleurs dont elle affecte les choses (comme dans l’autre Midi) que par la qualité éminemment habitable qu’elle donne à la terre. Je ne trouve pas d’autre moyen que de dire : c’est une lumière lumineuse. Il faut la voir, cette lumière (je dirais presque : l’entendre, tant elle est musicale), à l’automne, qui est la saison souveraine de ce pays ; liquide, rayonnante, déchirante puisque c’est la dernière belle lumière de l’année, illuminant chaque chose dans sa différence (...), elle préserve ce pays de toute vulgarité, de toute grégarité, le rend impropre au tourisme facile et révèle son aristocratie profonde (ce n’est pas une question de classe mais de caractère). A dire cela d’une façon aussi élogieuse, sans doute un scrupule me prend : n’y a-t-il jamais de moments ingrats, dans ce temps du Sud-Ouest ? Certes, mais pour moi, ce ne sont pas les moments de pluie ou d’orage (pourtant fréquents) ; ce ne sont même pas le moments où le ciel est gris ; les accidents de la lumière, ici, me semble-t-il, n’engendrent aucun spleen ; ils n’affectent pas l’« âme », mais seulement le corps, parfois empoissé d’humidité, saoulé de chlorophylle, ou alangui, exténué par le vent d’Espagne qui fait les Pyrénées toutes proches et violettes : sentiment ambigu, dont la fatigue a finalement quelque chose de délicieux, comme il arrive chaque fois que c’est mon corps (et non mon regard) qui est troublé.(...)


Extrait de: "incidents", Roland Barthes

Le sud-ouest de R. Barthes, c'est aussi le mien, ses mots ravivent les souvenirs, nombreux...

Par Edidnac - Publié dans : Réflexions
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Mardi 8 juillet 2008

Les héros de fictions ou de mythes que nous inventons bravent souvent la mort pour accomplir leur destin. On pourrait penser que leurs actions héroïques sont réservées au domaine de la fiction ou à des personnes particulièrement courageuses.

On pourrait...

Mais on pourrait aussi se souvenir que nous sommes mortels. On pourrait se souvenir que chaque seconde de notre vie est une lutte contre la mort. Dans "Misanthropie ?" je disais: "Observons la beauté héroïque de chaque destin": Le courage que nous mettons à vivre fait de nous des héros. Memento mori, souviens toi que tu mourras... Souviens-toi que tu es en vie !

Par Edidnac - Publié dans : Réflexions
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Mercredi 25 juin 2008

"Tout ce que les hommes on fait de beau et de  bien,
ils l'ont construit avec leurs rêves"
B. MOITESSIER

J'ai découvert Bernard MOITESSIER en lisant "La longue route". Le bonhomme nous raconte dans ce livre sa participation à la première course en solitaire et sans escale (le Golden globe). Il explique comment il a décidé de se dérouter vers le cap de Bonne Espérance alors qu'il était sensé rallier l'Angleterre en vainqueur après avoir passé le Horn. Il a ainsi fait un demi-tour du monde supplémentaire pour rejoindre la polynésie. Pourquoi ? parceque pour lui, vivre ses rêves était plus important que la gloire et les honneurs.
A travers ses différents livres ("Le cap Horn à la voile", "Vagabond des mers du sud", "Tamata ou l'alliance" et bien sûr "La longue route") on découvre un humaniste profond qui a toujours cherché à accomplir ses rêves et à dominer "son dragon" dans une quête mystique qui a duré toute sa vie.
Avec un style peut-être un peu moins brillant, c'est pour moi le "A. de Saint-Exupéry de la mer".
Par Edidnac - Publié dans : Supports culturels
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Jeudi 19 juin 2008

Koyaanisqatsi est un film réalisé par Godfrey Reggio en 1983 et produit par Francis Ford Coppola. Les images sont de Ron Fricke qui a fait là un travail génial sur la lumière, les textures, et le cadrage. La musique à été composée par  Philip Glass à partir d'un premier montage de Reggio. Le réalisteur a ensuite refait tout son montage pour faire coller encore mieux le découpage des séquences avec la musique. Il en ressort que la musique revêt une importance capitale d'autant que le film se base sur l'absence de d'acteur, de scénario et de dialogue.

On assiste en fait au déroulement d'une série de séquences où le jeu sur les cadrages et l'accélération ou le ralentissement du temps nous invite à porter un regard particulier sur notre monde. L'équipe qui a réalisé le film avait pour but de montrer comment l'humanité est passée de l'état de nature à la technologie.

Cependant, on ne peut pas vraiment prêter une volonté militante à ce film tant le point de vue nous amène loin dans notre perception de l'humanité. On est tantôt boulversé, tantôt fasciné voire amusé par les images. En tout cas, il faut visionner le film en étant capable de lacher prise et accepter de se laisser transporter dans ce voyage halluciné et hallucinant.

Un mot encore sur le titre. Au départ Reggio ne voulait pas de titre pour son film. La raison tient au fait qu'il ne voulait surtout pas influencer le spectateur avec un mot ou une expression dont le sens et les implications sont trop dépendants de la culture ou de l'individu. Cependant, pour des raisons légale, il a fallu choisir un titre pour la sortie du film. Reggio a donc choisi l'association de deux mots Hopi pour créer un titre qui soit suffisament neutre pour la très grande majorité des spectateurs. Je ne donnerai pas de traduction ou d'explications sur ce titre, je préfère vous laisser découvrir la bande annonce en "V.O."




Par Edidnac - Publié dans : Supports culturels
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Mardi 17 juin 2008
Je suis sûr que cela vous est arrivé, les bouffées de misanthropie. Vous savez quand une animosité violente pour vos contemporains vous envahi tout à coup. Moi cela m'arrive souvent. J'exècre alors ces petites vanités, ces faux-semblants qui agitent les foules, ces choses capables d'inciter les masses populacières à s'entasser dans un métro, à se bousculer dans les magasins. J'ai du mal avec les gens qui parlent trop fort dans le train, avec ce type qui m'a fait une queue de poisson l'autre jour avec sa grosse voiture, ces sans-gênes qui dépassent dans les files d'attente ou ce décérébré qui a réglé sa sonnerie de portable complètement idiote beaucoup trop fort.

Et pourtant, regardons cette foule grouillante de plus loin: travelling arrière, champ élargi... Mais... j'en fait partie ! Moi aussi je connais ces petits moments d'égoïsme. Moi aussi je peux faire preuve d'étroitesse d'ésprit. Moi aussi des fois je bouscule les gens ou je parle trop fort...

Alors quoi ? Si je fais comme eux, peut-être que eux aussi font comme moi. Peut-être qu'eux aussi ils aiment rendre des petits services à des inconnus, peut-être qu'eux aussi ils sourient quand ils s'adressent aux autres. Peut-être qu'eux aussi ça leur arrive de tenir la porte ou de laisser courtoisement passer quelqu'un devant. Enfin, peut-être qu'eux aussi sont désespèrés et impuissants face à la foule.

Regardons nous bien les uns-les autres, observons la beauté héroique de chaque destin, dans chaque vie. Si la masse est si effrayante c'est aussi à cause de nous. Sachons regarder en face nos propres vanités et celle des autres parraîtrons peut-être beaucoup plus acceptables.

N.B. : L'image proposée est une adaptation d'une oeuvre au stylo de Bernard Pouchin que vous pouvez retrouver dans sa version originale
ici. Je vous conseille vivement la visite du site de cet artiste qui fait un travail remarquable sur le trait et le tracé.
Par Edidnac - Publié dans : Réflexions
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Mercredi 11 juin 2008
 "Il faut cultiver notre jardin" , cette dernière phrase du Candide de Voltaire a été à l'origine de la mise en ligne de ce blog. Pourquoi ? Tout simplement dans le but de cultiver ici les idées et les questions qui me semblent importantes plutôt que de les laisser pousser "en friche".

Je doit l'avouer, je cultive un peu égoïstement ce jardin pour moi d'abord, pour la beauté du geste. Cela-dit, je serais ravi que cela devienne un lieu de promenade, de repos, de méditation. Alors, cher lecteur, si tu t'es arrêté ici, n'hésite surtout pas à revenir et à passer du temps. Tes idées, questions et sentiments sont les bienvenus et pourrons germer sur l'un ou l'autre des massifs ou plate-bande. Quoiqu'il en soit, respecte les autre visiteurs de ce jardin, le jardinier et ce qu'il y fait pousser.



A très bientôt
Par Edidnac - Publié dans : Vie du blog
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