Parmi les tags de mon blog il y a le mot musique. Autant ne pas faire mentir les tags, je vous propose un article en rapport avec la musique (Vous pouvez pendant votre lecture démarrer le
premier extrait vidéo en bas)
Aujourd'hui, j'aimerai donc vous faire découvrir un instrument méconnu et pourtant présent dans toutes les formations d'orchestre de chambre ou d'orchestre symphonique: l'alto ou violon-alto.
Souvent quand on cherche à expliquer ce que c'est, on dit que " c'est comme un violon, un peu plus gros et un peu plus grave "... Immédiatement la réaction est quasiment toujours la même : " Ha
! c'est comme le Violoncelle "... Erreur !... L'alto ressemble plus au violon qu'au violoncelle comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous.
Il y a juste une légère différence de taille... Et de tessiture... Visuellement, on a d'ailleurs du mal à faire la différence et c'est sans doute pour cela que l'alto reste dans l'ombre de son
très populaire petit frère : le violon...
Je parlais d'une différence de tessiture. En effet, l'alto est accordé une quinte en dessous du violon, et un octave au dessus le violoncelle... Pour être plus explicite, vous
prenez un violon, vous ôtez sa corde la plus aiguë et vous ajoutez une corde plus grave que la corde la plus grave, vous l'agrandissez d'un rapport 1,2 et vous avez un alto...
Dans un ensemble instrumental, l'alto est également difficile à distinguer à l'écoute. Cela vient de sa tessiture. Placé entre les deux pupitres de violons et les pupitres de basses (violoncelles
et contrebasses), il complète l'harmonie du quintet de corde. On ne l'entend pas mais si on l'enlève, il manque... Le travail de l'alto est un travail souterrain d'importance. On dit
souvent entre altistes que lorsque Mozart travaillait sur ses quatuors à corde avec ses musiciens, il jouait souvent la partie de l'alto. Ceci lui aurait permis d'être au coeur de l'ensemble et
de cheviller l'articulation harmonique de ses pièces. Je n'ai malheureusement pas eu confirmation de ça.
Plutôt que de continuer avec des longs discours, je vous propose de découvrir l'instrument joué par l'un de ses grand maître : Yuri Bashmet. Il s'agit, dans ces extraits de concert, de
l'andante et du rondo hongroispour alto solo et orchestre de Carl Maria Von Weber.
Andante
Rondo Hongrois
Voilà, dans ces extraits Yuri n'est peut-être pas au sommet de son art, mais cela reste un exceptionnel moment de musique.
Par Edidnac
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(...)Mon second Sud-Ouest n’est pas une région ; c’est seulement une ligne, un trajet vécu. Lorsque, venant de Paris en auto (j’ai fait mille fois ce voyage), je dépasse Angoulême, un
signal m’avertit que j’ai franchi le seuil de la maison et que j’entre dans le pays de mon enfance : un bosquet de pins sur le côté, un palmier dans la cour d’une maison, une certaine
hauteur des nuages qui donne au terrain la mobilité d’un visage.
Commence alors la grande lumière du Sud-Ouest, noble et subtile tout à la fois ; jamais grise, jamais basse (même lorsque le soleil ne luit pas), c’est une lumière-espace, définie moins par
les couleurs dont elle affecte les choses (comme dans l’autre Midi) que par la qualité éminemment habitable qu’elle donne à la terre. Je ne trouve pas d’autre moyen que de dire : c’est une
lumière lumineuse. Il faut la voir, cette lumière (je dirais presque : l’entendre, tant elle est musicale), à l’automne, qui est la saison souveraine de ce pays ; liquide, rayonnante,
déchirante puisque c’est la dernière belle lumière de l’année, illuminant chaque chose dans sa différence (...), elle préserve ce pays de toute vulgarité, de toute grégarité, le rend impropre au
tourisme facile et révèle son aristocratie profonde (ce n’est pas une question de classe mais de caractère). A dire cela d’une façon aussi élogieuse, sans doute un scrupule me prend : n’y
a-t-il jamais de moments ingrats, dans ce temps du Sud-Ouest ? Certes, mais pour moi, ce ne sont pas les moments de pluie ou d’orage (pourtant fréquents) ; ce ne sont même pas le
moments où le ciel est gris ; les accidents de la lumière, ici, me semble-t-il, n’engendrent aucun spleen ; ils n’affectent pas l’« âme », mais seulement le corps, parfois
empoissé d’humidité, saoulé de chlorophylle, ou alangui, exténué par le vent d’Espagne qui fait les Pyrénées toutes proches et violettes : sentiment ambigu, dont la fatigue a finalement
quelque chose de délicieux, comme il arrive chaque fois que c’est mon corps (et non mon regard) qui est troublé.(...)
Extrait de: "incidents", Roland Barthes
Le sud-ouest de R. Barthes, c'est aussi le mien, ses mots ravivent les souvenirs, nombreux...
Par Edidnac
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Koyaanisqatsi est un film réalisé par Godfrey Reggio en 1983 et produit par Francis Ford Coppola. Les images sont de Ron Fricke qui a fait là un travail génial sur la lumière, les textures, et le cadrage. La musique à été composée par Philip Glass à partir d'un premier montage de Reggio. Le réalisteur a ensuite refait tout son montage pour faire coller encore mieux le
découpage des séquences avec la musique. Il en ressort que la musique revêt une importance capitale d'autant que le film se base sur l'absence de d'acteur, de scénario et de dialogue.
On assiste en fait au déroulement d'une série de séquences où le jeu sur les cadrages et l'accélération ou le ralentissement du temps nous invite à porter un regard particulier sur notre monde.
L'équipe qui a réalisé le film avait pour but de montrer comment l'humanité est passée de l'état de nature à la technologie.
Cependant, on ne peut pas vraiment prêter une volonté militante à ce film tant le point de vue nous amène loin dans notre perception de l'humanité. On est tantôt boulversé, tantôt fasciné voire
amusé par les images. En tout cas, il faut visionner le film en étant capable de lacher prise et accepter de se laisser transporter dans ce voyage halluciné et hallucinant.
Un mot encore sur le titre. Au départ Reggio ne voulait pas de titre pour son film. La raison tient au fait qu'il ne voulait surtout pas influencer le spectateur avec un mot ou une expression
dont le sens et les implications sont trop dépendants de la culture ou de l'individu. Cependant, pour des raisons légale, il a fallu choisir un titre pour la sortie du film. Reggio a donc choisi
l'association de deux mots Hopi pour créer un titre qui soit suffisament neutre pour la très grande majorité des spectateurs. Je ne
donnerai pas de traduction ou d'explications sur ce titre, je préfère vous laisser découvrir la bande annonce en "V.O."
Par Edidnac
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Publié dans : Supports culturels
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