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Réflexions

Jeudi 28 mai 2009

Je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne cette publicité pour l'Espace de Renault m'a toujours plongé dans une grande perplexité. Je trouve qu'elle révèle un paradoxe qui est assez symptomatique de nos sociétés. Le voyez-vous comme moi ? Avant de compléter cet article j'aimerais connaître vos avis.

28/05/09, je complète l'article.
Tout d'abord merci à Comprendre et Loup blanc pour leurs commentaires.
L'idée que j'avais en publiant cet article était très simple : la publicité nous laisse croire qu'elle s'adresse à nous de façon individuelle alors qu'elle est en réalité un système de communication de masse. Ici, si chacun est sensible au message de la publicité, chacun va s'acheter une telle voiture... Ce qui est impossible : dans ces rues bondées, il manque de place !
De façon moins caricaturale et plus générale, je voulais mettre en avant le fait que les choix pris sur le seul plan individuels pouvaient mener à des absurdités collectives... De même les décisions prises sur un seul plan collectif conduisent à d'autres absurdités...

 

Par Edidnac
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Vendredi 20 mars 2009
Cette photo que j'ai prise un peu au hasard durant des vacances en montagne m'interpelle. Toutes ces  traces de pas dans la neige, et ce banc où personne n'est venu  se reposer un peu... Curieux, ou peut-être révélateur ?
Par Edidnac
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Dimanche 8 mars 2009

La lune et Vénus se rejoignent le temps d'une soirée.
Un moment magique.
Par Edidnac
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Mardi 28 octobre 2008
Avec son article sur la liberté , Harmonie me donne l'occasion de publier un article qui attendait depuis quelque temps déjà dans la liste des brouillons. Je dois la remercier du contenu intéressant qu'elle nous propose et qui me permet  de passer l'étape du brouillon...

Notre monde n'est pas un monde de certitudes,
C'est un monde de possibles.  
Ce qui nous libère ce n'est pas d'hésiter entre deux certitudes,
Ce qui nous libère ce n'est pas la possibilité de transgresser,
Ce n'est pas la possibilité de faire ce que l'on veut quand on le veut.
Ce qui nous libère c'est de choisir un possible, le notre.
Ce qui nous libère c'est de suivre le chemin de notre propre Vérité .
Par Edidnac
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Samedi 13 septembre 2008
Lassés de l'injustice,
Pleins de compassion, nous voudrions changer le monde.
Mais le monde ne nous appartient pas.

Accablés par le malheur,
Désarmés, nous voudrions voir changer le monde
Mais le monde n'appartient à personne

Ecoeurés de la laideur qui nous entoure
egoïstement, nous voudrions embellir le monde.
Mais le monde ne nous appartient pas.

Qui sommes nous pour vouloir changer le monde ?
Le monde ne nous appartient pas,
C'est nous qui lui appartenons.
A nous de changer.
Par Edidnac
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Mardi 2 septembre 2008

Peut-on reprocher à quelqu'un d'être intolérant ?
Quand je me pose cette question, je me demande ce qui me permettrait de le faire, à moins de tomber dans une situation paradoxale... Il semble qu'au delà de ce que la société déclare comme tolérable ou non, la notion de vécu soit essentielle. Sinon que serait-ce sinon une forme de coquetterie intelectuelle ou un idéal abstrait ?
J'aurais envie de dire que dans l'idéal, la tolérance devrait être un chemin de connaissance et non une idée reçue. Pour tolérer, il faut connaitre.
Peut-on reprocher à quelqu'un d'être intolérant ? Peut-on reprocher à quelqu'un son vécu ? Cela me semble difficile... A défaut on peut toujours l'inciter à se mettre en chemin.

Par Edidnac
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Dimanche 20 juillet 2008
Pour commencer, je vous propose de visionner ce film ("Evidence" en anglais, ou preuve en français) de huit minute environs. Il a été réalisé par Geoffrey Reggio (réalisateur de Koyaansiqatsi). La musique est de Philipp glass. On peut y voir des enfants qui observent quelque chose.

De quoi s'agit-il ? A vous de le découvrir (la réponse est donnée à la fin du film).



Je trouve ce film assez ambivalent... D'abord on sent que l'intention est bien de choquer. Il y a toute une mise en scène, une mise en lumière particulière, jusqu'aux vêtements des enfants qui ne semblent pas dater de l'année où a été tourné le film (1995). D'autre part, on ne sait pas ce qu'il sont en train de regarder: un dessin animé, les informations, un film d'horreur ? Finalement toutes les interprétations sont possibles. Dès lors, quelle est la part de la mise en scène ?  quel est le rôle de la caméra ? Finalement, est-ce réaliste ?

Je crois que ces questions sont légitimes... Il faut dire que je me les suis posées après avoir vu ce film la première fois... J'ai ensuite revu le film, plus tard (quelques mois)... Durant ce second visionnage, je nai pas pu m'empêcher de m'identifier à ces enfants à tel point que je me suis aperçu que je reproduisais des mimiques identiques à celles des enfants, et que je percevais une forme d'angoisse... Il s'est alors produit un jeu subtil de mise en abîme : finalement, qui regardait qui ?

Alors ? La conclusion arrive assez rapidement: le film est efficace. Il provoque bien le sentiment qu'il est censé véhiculer... Donc, il est possible à travers un film, qui ne montre rien de choquant en soit de créer de l'angoisse et un sentiment de malaise... Donc ? Donc, Reggio a peut-êre raison en fait... La télévision peut instiler en nous des sentiments: angoisse, frustration, gaité, tristesse... Alors ? Avant Reggio, d'autres ont dénnocé le petit écran et il est certain que d'autres le feront après... Je crois me souvenir que j'étais tombé sur un sujet en rapport avec la télévision pour la dissertation de mon bac français...C'est dire que le sujet est courru...

Au-delà des poncifs habituels sur la télé, j'aimerai sommettre une interrogation:
Sommes nous capable d'emmagasiner, de supporter et de vivre tout ce que nous voyons à la télévision ? A quoi cela nous sert-il ? 

Plutôt que d'apporter une réponse, je vous propose les queqlues mots que j'ai découverts au détour des pages d'un roman que j'ai lu il y a un an:

(...) Il ne fit pas attendre l'auditoire, et tout en sirotant le vin frais, commença, de sa voix de clerc :
- le 20 juin on a emmené la Baniche Gautherot à l'hôpital !
- Quoi donc qu'elle avait ?
- Une dépression nerveuse qu'ils disent. Faut dire qu'elle s'était fait mettre la télévision l'année dernière...
- La télévision ? Mais quel rapport Gazette ?
- Rapport de cause à effet : En une seule année, dans sa boîte à images, elle a assisté à deux cents grèves, dix-huit révolutions, cinquante-deux coups d'état, vingt-deux tremblements de terre. Elle qu'avait jamais rien vu, elle a pas pu le supporter.
(...)
extrait de: "Le pape des escargots", Henri Vincenot.

Sans doute exagéré, peut-être pas si faux...

Par Edidnac
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Mercredi 16 juillet 2008

(...)Mon second Sud-Ouest n’est pas une région ; c’est seulement une ligne, un trajet vécu. Lorsque, venant de Paris en auto (j’ai fait mille fois ce voyage), je dépasse Angoulême, un signal m’avertit que j’ai franchi le seuil de la maison et que j’entre dans le pays de mon enfance : un bosquet de pins sur le côté, un palmier dans la cour d’une maison, une certaine hauteur des nuages qui donne au terrain la mobilité d’un visage.

Commence alors la grande lumière du Sud-Ouest, noble et subtile tout à la fois ; jamais grise, jamais basse (même lorsque le soleil ne luit pas), c’est une lumière-espace, définie moins par les couleurs dont elle affecte les choses (comme dans l’autre Midi) que par la qualité éminemment habitable qu’elle donne à la terre. Je ne trouve pas d’autre moyen que de dire : c’est une lumière lumineuse. Il faut la voir, cette lumière (je dirais presque : l’entendre, tant elle est musicale), à l’automne, qui est la saison souveraine de ce pays ; liquide, rayonnante, déchirante puisque c’est la dernière belle lumière de l’année, illuminant chaque chose dans sa différence (...), elle préserve ce pays de toute vulgarité, de toute grégarité, le rend impropre au tourisme facile et révèle son aristocratie profonde (ce n’est pas une question de classe mais de caractère). A dire cela d’une façon aussi élogieuse, sans doute un scrupule me prend : n’y a-t-il jamais de moments ingrats, dans ce temps du Sud-Ouest ? Certes, mais pour moi, ce ne sont pas les moments de pluie ou d’orage (pourtant fréquents) ; ce ne sont même pas le moments où le ciel est gris ; les accidents de la lumière, ici, me semble-t-il, n’engendrent aucun spleen ; ils n’affectent pas l’« âme », mais seulement le corps, parfois empoissé d’humidité, saoulé de chlorophylle, ou alangui, exténué par le vent d’Espagne qui fait les Pyrénées toutes proches et violettes : sentiment ambigu, dont la fatigue a finalement quelque chose de délicieux, comme il arrive chaque fois que c’est mon corps (et non mon regard) qui est troublé.(...)


Extrait de: "incidents", Roland Barthes

Le sud-ouest de R. Barthes, c'est aussi le mien, ses mots ravivent les souvenirs, nombreux...

Par Edidnac
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Mardi 8 juillet 2008

Les héros de fictions ou de mythes que nous inventons bravent souvent la mort pour accomplir leur destin. On pourrait penser que leurs actions héroïques sont réservées au domaine de la fiction ou à des personnes particulièrement courageuses.

On pourrait...

Mais on pourrait aussi se souvenir que nous sommes mortels. On pourrait se souvenir que chaque seconde de notre vie est une lutte contre la mort. Dans "Misanthropie ?" je disais: "Observons la beauté héroïque de chaque destin": Le courage que nous mettons à vivre fait de nous des héros. Memento mori, souviens toi que tu mourras... Souviens-toi que tu es en vie !

Par Edidnac
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Mardi 17 juin 2008
Je suis sûr que cela vous est arrivé, les bouffées de misanthropie. Vous savez quand une animosité violente pour vos contemporains vous envahi tout à coup. Moi cela m'arrive souvent. J'exècre alors ces petites vanités, ces faux-semblants qui agitent les foules, ces choses capables d'inciter les masses populacières à s'entasser dans un métro, à se bousculer dans les magasins. J'ai du mal avec les gens qui parlent trop fort dans le train, avec ce type qui m'a fait une queue de poisson l'autre jour avec sa grosse voiture, ces sans-gênes qui dépassent dans les files d'attente ou ce décérébré qui a réglé sa sonnerie de portable complètement idiote beaucoup trop fort.

Et pourtant, regardons cette foule grouillante de plus loin: travelling arrière, champ élargi... Mais... j'en fait partie ! Moi aussi je connais ces petits moments d'égoïsme. Moi aussi je peux faire preuve d'étroitesse d'ésprit. Moi aussi des fois je bouscule les gens ou je parle trop fort...

Alors quoi ? Si je fais comme eux, peut-être que eux aussi font comme moi. Peut-être qu'eux aussi ils aiment rendre des petits services à des inconnus, peut-être qu'eux aussi ils sourient quand ils s'adressent aux autres. Peut-être qu'eux aussi ça leur arrive de tenir la porte ou de laisser courtoisement passer quelqu'un devant. Enfin, peut-être qu'eux aussi sont désespèrés et impuissants face à la foule.

Regardons nous bien les uns-les autres, observons la beauté héroique de chaque destin, dans chaque vie. Si la masse est si effrayante c'est aussi à cause de nous. Sachons regarder en face nos propres vanités et celle des autres parraîtrons peut-être beaucoup plus acceptables.

N.B. : L'image proposée est une adaptation d'une oeuvre au stylo de Bernard Pouchin que vous pouvez retrouver dans sa version originale
ici. Je vous conseille vivement la visite du site de cet artiste qui fait un travail remarquable sur le trait et le tracé.
Par Edidnac
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