Je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne cette publicité pour l'Espace de Renault m'a toujours plongé dans une grande perplexité. Je trouve qu'elle révèle un paradoxe qui est assez
symptomatique de nos sociétés. Le voyez-vous comme moi ? Avant de compléter cet article j'aimerais connaître vos avis.
28/05/09, je complète l'article.
Tout d'abord merci à Comprendre et Loup blanc pour leurs commentaires.
L'idée que j'avais en publiant cet article était très simple : la publicité nous laisse croire qu'elle s'adresse à nous de façon individuelle alors qu'elle est en réalité un système de
communication de masse. Ici, si chacun est sensible au message de la publicité, chacun va s'acheter une telle voiture... Ce qui est impossible : dans ces rues bondées, il manque de place !
De façon moins caricaturale et plus générale, je voulais mettre en avant le fait que les choix pris sur le seul plan individuels pouvaient mener à des absurdités collectives... De même les
décisions prises sur un seul plan collectif conduisent à d'autres absurdités...
Par Edidnac
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Cette photo que j'ai prise un peu au hasard durant des vacances en montagne m'interpelle.
Toutes ces traces de pas dans la neige, et ce banc où personne n'est venu se reposer un peu... Curieux, ou peut-être révélateur ?
Par Edidnac
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Avec son article sur la
liberté , Harmonie me donne l'occasion de publier un article qui attendait
depuis quelque temps déjà dans la liste des brouillons. Je dois la remercier du contenu intéressant qu'elle nous propose et qui me permet de passer l'étape du brouillon...
Notre monde n'est pas un monde de certitudes,
C'est un monde de possibles.
Ce qui nous libère ce n'est pas d'hésiter entre deux certitudes,
Ce qui nous libère ce n'est pas la possibilité de transgresser,
Ce n'est pas la possibilité de faire ce que l'on veut quand on le veut.
Ce qui nous libère c'est de choisir un possible, le notre.
Ce qui nous libère c'est de suivre le chemin de notre propre Vérité .
Par Edidnac
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Lassés de l'injustice,
Pleins de compassion, nous voudrions changer le monde.
Mais le monde ne nous appartient pas.
Accablés par le malheur,
Désarmés, nous voudrions voir changer le monde
Mais le monde n'appartient à personne
Ecoeurés de la laideur qui nous entoure
egoïstement, nous voudrions embellir le monde.
Mais le monde ne nous appartient pas.
Qui sommes nous pour vouloir changer le monde ?
Le monde ne nous appartient pas,
C'est nous qui lui appartenons.
A nous de changer.
Par Edidnac
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Peut-on reprocher à quelqu'un d'être intolérant ?
Quand je me pose cette question, je me demande ce qui me permettrait de le faire, à moins de tomber dans une situation paradoxale... Il semble qu'au delà de ce que la société déclare comme
tolérable ou non, la notion de vécu soit essentielle. Sinon que serait-ce sinon une forme de coquetterie intelectuelle ou un idéal abstrait ?
J'aurais envie de dire que dans l'idéal, la tolérance devrait être un chemin de connaissance et non une idée reçue. Pour tolérer, il faut connaitre.
Peut-on reprocher à quelqu'un d'être intolérant ? Peut-on reprocher à quelqu'un son vécu ? Cela me semble difficile... A défaut on peut toujours l'inciter à se mettre en chemin.
Par Edidnac
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(...)Mon second Sud-Ouest n’est pas une région ; c’est seulement une ligne, un trajet vécu. Lorsque, venant de Paris en auto (j’ai fait mille fois ce voyage), je dépasse Angoulême, un
signal m’avertit que j’ai franchi le seuil de la maison et que j’entre dans le pays de mon enfance : un bosquet de pins sur le côté, un palmier dans la cour d’une maison, une certaine
hauteur des nuages qui donne au terrain la mobilité d’un visage.
Commence alors la grande lumière du Sud-Ouest, noble et subtile tout à la fois ; jamais grise, jamais basse (même lorsque le soleil ne luit pas), c’est une lumière-espace, définie moins par
les couleurs dont elle affecte les choses (comme dans l’autre Midi) que par la qualité éminemment habitable qu’elle donne à la terre. Je ne trouve pas d’autre moyen que de dire : c’est une
lumière lumineuse. Il faut la voir, cette lumière (je dirais presque : l’entendre, tant elle est musicale), à l’automne, qui est la saison souveraine de ce pays ; liquide, rayonnante,
déchirante puisque c’est la dernière belle lumière de l’année, illuminant chaque chose dans sa différence (...), elle préserve ce pays de toute vulgarité, de toute grégarité, le rend impropre au
tourisme facile et révèle son aristocratie profonde (ce n’est pas une question de classe mais de caractère). A dire cela d’une façon aussi élogieuse, sans doute un scrupule me prend : n’y
a-t-il jamais de moments ingrats, dans ce temps du Sud-Ouest ? Certes, mais pour moi, ce ne sont pas les moments de pluie ou d’orage (pourtant fréquents) ; ce ne sont même pas le
moments où le ciel est gris ; les accidents de la lumière, ici, me semble-t-il, n’engendrent aucun spleen ; ils n’affectent pas l’« âme », mais seulement le corps, parfois
empoissé d’humidité, saoulé de chlorophylle, ou alangui, exténué par le vent d’Espagne qui fait les Pyrénées toutes proches et violettes : sentiment ambigu, dont la fatigue a finalement
quelque chose de délicieux, comme il arrive chaque fois que c’est mon corps (et non mon regard) qui est troublé.(...)
Extrait de: "incidents", Roland Barthes
Le sud-ouest de R. Barthes, c'est aussi le mien, ses mots ravivent les souvenirs, nombreux...
Par Edidnac
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