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Lundi 2 mars 2009

Un ami m'a fait connaître Jean STAUNE. Pour vous situer le personnage, il s'agit d'un universitaire, formé dans des domaines aussi variés que les mathématiques, la paléontologie ou le management, qui s'est efforcé de montrer, à travers des livres grands public, comment les derniers progrès scientifiques et l'application d'un rationalisme strict pouvait nous amener à reconsidérer notre conception du monde.
En quelques chapitre il enterre le scientisme et reconsidère le matérialisme pour réanchanter le monde. La lecture de son livre "Notre existence a-t-elle un sens ?" réconciliera les croyants (quels qu'ils soient) avec la sciences et le rationalisme, confortera les agnostiques dans leur "indeterminisme", ménagera les athés honnêtes et de bonne foi dans leur positions.

Vous verrez peut-être un certain nombre de critiques qui placent J. Staune parmi les créationnistes, parcequ'il réfute (en partie seulement) certaines des conclusions de Darwin. Cependant,  il considère comme acquis et inattaquable le principe d'évolution. Il s'interroge simplement sur les causes de ce mécanisme et remet en question  le caractère nécessaire et suffisant de la sélection naturelle.

Quoi qu'il en soit, les idées développées font appel à un raisonement fin qui évite toujours de tomber dans les guerres idéologiques qui ne manquent pas d'apparaître lorsque ce genre de sujets sont traités.

Je vous conseille vivement la lecture de ce livre qui rappelle de façon simple et concise les dernières grandes révolutions scientifiques et pose en même temps un certain nombre de questions philosophiques passionantes

Par Edidnac
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Dimanche 30 novembre 2008

Un matin, sortant de la brume nous avons vu Vezelay sur sa colline. Marchant dans le froid, nous avons atteint cette maison de pierre et de lumière. Nous avons parcouru la nef les yeux grands ouverts, la bouche béante. Puis, nous sommes arrivés au choeur où nous avons trouvé un escalier qui descendait à la crypte... Par l'étroit passage, nous sommes descendus... Là nous nous sommes assis. Dans l'obscurité chaude et humide de ce ventre, nous avons écouté le silence. Un silence tel que nous n'entendions que nos propres souffles et le battement de nos coeurs...

Alors nous sommes ressortis. Contournant la basilique, nous sommes arrivés au point de vue. Là, le Soleil renaissant et  jouant avec la brume, nous a offert un magnifique cadeau...

Je retournerai à Vezelay.

Par Edidnac
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Vendredi 10 octobre 2008

Naqoyqatsi clos la trilogie des qatsi (lien vers les précédents articles ici et ici). On retrouve dans ce volet la même équipe que précédemment: Godfrey Reggio , à la réalisation sur des images de Ron Fricke et une mise en musique géniale de Philip Glass. Le film a été produit en 2002 et on sent que le film est plus d'actualité. Cependant, on peut noter qu'ici comme dans les deux précédent volets il y a une tentative nette de placer le film hors du temps historique ou médiatique. Bien que l'on y retrouve des images contemporaines et une forte utilisation des effets numériques, le sens est toujours donné par la succession des séquences plus que par l'image elle-même. L'utilisation de l'outil informatique rappelle ici l'aspect éphémère de la technologie à travers des images de synthèse de facture désuète vu la date de réalisation du film.

D'autre part on retrouve une recherche de beauté graphique avec des résultats vraiment intéressants. Parmi les séquences marquantes, on retrouve des crash-tests, des extraits de films publicitaires pour fast-foods, des images de sportifs en plein effort et des séquences assez psychédéliques avec des effet de couleur en négatif.

J'ai préféré ce troisième volet au deuxième. La raison tient essentiellement au fait que dans celui-ci le sens est beaucoup plus facile à appréhender. mon grand regret tient au fait qu'il y ait ici un sous-titre qui se veut explicatif "America is test-driving the future" . Outre que cela ne correspond pas à l'esprit qui animait les deux précédents volets de la trilogie, ce sous-titre peut ici induire le spectateur en erreur. On peut supposer qu'il a été ajouté dans un but purement commercial dans un contexte d'anti-américanisme et anti-bush primaire.

Le titre du film est composé des mots hopi "NA", "QOY" et "QATSI". Les trois traductions couramment données sont:

  • 1. Une vie basée sur le meurtre du prochain

  • 2. La guerre comme manière de vivre.

  • 3. (Interprétation) La violence civilisée.

Le film débute d'ailleurs sur une vision du mythe Babelien. L'ensemble pose une interrogation sur notre mode de vie individualiste et la recherche de l'intérêt personnel immédiat au dépend des autres. Si le film paraît très noir, il y a de très belles séquences qui ouvrent une fenêtre d'espoir. C'est pourquoi j'ai trouvé le film empreint d'humanisme. Cela ne transparaît, hélas, pas bien sur le trailer:



Par Edidnac
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Vendredi 12 septembre 2008

Voici le deuxième article sur la trilogie des Qatsis, films réalisés par  Godfrey Reggio , mis en musique par Philip Glass et produit par Francis Ford Coppola et George Lucas. Le deuxième volet de cette trilogie est intitulé Powaqqatsi.
 Tout comme pour le premier film (L'article est lisible
ici), ce titre utilise deux mots Hopi. Si Koyaanisqatsi signifiait vie folle, tumulteuse, en désiquilibre, se désagrégeant; Powaqqatsi signifie litéralement "vie sorcière" que l'on peut ici interpréter comme "une entité se nourrissant de l'energie vitale des autres êtres" selon wikipédia, bien que je ne sois que peu d'accord avec le parti pris de cette interprétation.
Tout comme le premier film, celui-ci ne délivre pas à proprement parler un message, mais cherche à faire méditer le spéctateur sur le travail (de l'esclavage à l'artisanat), les cultures traditionnelles, la vie moderne et la dynamique parfois négative du progrès. Encore une fois il est difficile de résumer un film qui n'a ni paroles, ni scénario, ni personnages. C'est tout simplement contemplatif et méditatif.
Dans ce volet, Philip Glass compose une bande musicale qui fait le trait d'union entre tous les thèmes, cultures, population présentés dans le film avec le même succès que dans Koyaanisqatsi

 

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Par Edidnac
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Mercredi 25 juin 2008

"Tout ce que les hommes on fait de beau et de  bien,
ils l'ont construit avec leurs rêves"
B. MOITESSIER

J'ai découvert Bernard MOITESSIER en lisant "La longue route". Le bonhomme nous raconte dans ce livre sa participation à la première course en solitaire et sans escale (le Golden globe). Il explique comment il a décidé de se dérouter vers le cap de Bonne Espérance alors qu'il était sensé rallier l'Angleterre en vainqueur après avoir passé le Horn. Il a ainsi fait un demi-tour du monde supplémentaire pour rejoindre la polynésie. Pourquoi ? parceque pour lui, vivre ses rêves était plus important que la gloire et les honneurs.
A travers ses différents livres ("Le cap Horn à la voile", "Vagabond des mers du sud", "Tamata ou l'alliance" et bien sûr "La longue route") on découvre un humaniste profond qui a toujours cherché à accomplir ses rêves et à dominer "son dragon" dans une quête mystique qui a duré toute sa vie.
Avec un style peut-être un peu moins brillant, c'est pour moi le "A. de Saint-Exupéry de la mer".
Par Edidnac
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Jeudi 19 juin 2008

Koyaanisqatsi est un film réalisé par Godfrey Reggio en 1983 et produit par Francis Ford Coppola. Les images sont de Ron Fricke qui a fait là un travail génial sur la lumière, les textures, et le cadrage. La musique à été composée par  Philip Glass à partir d'un premier montage de Reggio. Le réalisteur a ensuite refait tout son montage pour faire coller encore mieux le découpage des séquences avec la musique. Il en ressort que la musique revêt une importance capitale d'autant que le film se base sur l'absence de d'acteur, de scénario et de dialogue.

On assiste en fait au déroulement d'une série de séquences où le jeu sur les cadrages et l'accélération ou le ralentissement du temps nous invite à porter un regard particulier sur notre monde. L'équipe qui a réalisé le film avait pour but de montrer comment l'humanité est passée de l'état de nature à la technologie.

Cependant, on ne peut pas vraiment prêter une volonté militante à ce film tant le point de vue nous amène loin dans notre perception de l'humanité. On est tantôt boulversé, tantôt fasciné voire amusé par les images. En tout cas, il faut visionner le film en étant capable de lacher prise et accepter de se laisser transporter dans ce voyage halluciné et hallucinant.

Un mot encore sur le titre. Au départ Reggio ne voulait pas de titre pour son film. La raison tient au fait qu'il ne voulait surtout pas influencer le spectateur avec un mot ou une expression dont le sens et les implications sont trop dépendants de la culture ou de l'individu. Cependant, pour des raisons légale, il a fallu choisir un titre pour la sortie du film. Reggio a donc choisi l'association de deux mots Hopi pour créer un titre qui soit suffisament neutre pour la très grande majorité des spectateurs. Je ne donnerai pas de traduction ou d'explications sur ce titre, je préfère vous laisser découvrir la bande annonce en "V.O."




Par Edidnac
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